Europe des populations


Prise en main
Exemples
Contenu


Description de la base de données

1) Europe des Populations

"Europe des populations" est un grand projet visant à réunir les pays de l'Europe continentale dans le domaine délicat de la démographie. Il permet de cartographier l'ensemble ou n'importe quelle partie de l'Europe dans la maille des unités locales les plus fines.

Une unité locale est l'unité de découpage territorial la plus fine qui soit renseignée par des données statistiques sur la population. En France, par exemple, une unité locale est appelée "commune". La base de données fournit la carte uniformisée de plus de 119 000 unités locales d'Europe, ainsi que les informations démographiques figées aux mêmes périodes pour tous ces pays.

Chacune des unités locales est renseignée par :

  • un code
  • sa population estimée aux 1er juillet 1980, 1990, 2000
  • les deux taux d'accroissement 1980-1990 et 1990-2000
  • les noms de l'entité (jusqu'à trois variantes possibles)
  • la surface (avec indication si c'est la vraie surface ou celle du polygone artificiel)
  • le niveau administratif ou la nature de l'entité
  • les coordonnées géographiques de son centre en divers systèmes de coordonnées
  • un polygone de Voronoï représentant ses "limites"

2) Description des champs et des objets géographiques

Les unités locales et leur code

La base de données " Europe par communes " n'est pas un répertoire administratif des localités européennes : sa vocation est de restituer une base géographique de noms associés à des données démographiques comparables à travers l'ensemble du continent et dans le temps. Pour de plus amples éclaircissements, il convient de se reporter directement à la fiche de chaque pays donnée ci-dessous dans la notice technique : les cas du Portugal, de l'Angleterre, de l'Ecosse et de l'Irlande, par exemple, offrent un aperçu des problèmes rencontrés pour l'harmonisation des données géo-référencées.

En corollaire, il a été impossible de se caler sur les codes officiels dans un grand nombre de pays, même si le principe de la codification s'inspire souvent du système officiel existant. Les pays où le code dérive directement d'un code officiel sont :

  • Allemagne Est
  • Allemagne Ouest
  • Autriche
  • Danemark
  • Espagne
  • Finlande
  • France
  • Irlande
  • Italie
  • Norvège
  • Suède

Les pays et leur code

Un pays est identifié par l'existence de sources statistiques autonomes.

Lorsqu'il était possible, la norme ISO a été utilisée. Toutefois, certains Etats possèdent plusieurs codes :

  • Royaume-Uni et périphéries :
    • GBA : Angleterre et Pays de Galles (England & Wales)
    • GBS : Ecosse (Scotland)
    • GBI : Irlande du Nord (Northern Ireland)
    • GBM : Ile de Man (Man)
    • GBJ : Jersey
    • GBG : Guernesey et dépendances (Guernsey)

En effet, les instituts statistiques d'Irlande du Nord, d'Angleterre - Pays de Galles et d'Ecosse sont totalement indépendants : les découpages territoriaux sont différents, les recensements effectués séparément, etc. Notons que, pour le code, la racine " GB " est commune à ces cinq territoires.

  • Allemagne :
    • DEW : Allemagne de l'Ouest (sauf Berlin)
    • DEO : Allemagne de l'Est (ex RDA et Berlin, y compris ex Berlin ouest)

La RDA et la RFA, avant 1991 (c.a.d. pour les séries 1980 et 1990), possédaient des instituts de statistique indépendants. Les données concernant la ville réunifiée de Berlin réunissent des chiffres collectés séparément par les deux instituts de l'est et de l'ouest. La racine du code " DE " est commune aux deux territoires.

La région et son code

Au cours des années 1990, l'Office Statistique des Communautés Européennes (OSCE/EUROSTAT) a entrepris un effort d'harmonisation, en incitant les pays à adopter des niveaux et des types comparables et homogènes (" NUTS "), y compris les pays européens n'appartenant pas (encore) à l'Union Européenne. Le niveau équivalent à la région serait " NUTS 2 " ou " NUTS 3 ", tandis que les unités locales du Cédérom " Europe des Populations " seraient proches des entités " NUTS 5 " .

Malgré ces efforts, il reste de grandes disparités dans les mailles, du simple fait de la très grande hétérogénéité de la taille des pays. Par exemple, les micro-états de Gibraltar, Monaco, Vatican, San Marin, Lichtenstein, Andorre, voire Man, Jersey, Guernesey pourraient à la fois être " NUTS 1 " et " NUTS 5 ". Hormis ces cas particuliers, quelle que soit sa taille, le territoire d'un Etat est souvent divisé en différents niveaux administratifs. Le Grand Duché de Luxembourg est plus petit qu'un " NUTS 3 ", mais possède trois niveaux de division (arrondissement, canton, commune). La Belgique, à peine plus grande qu'une région française est subdivisée en régions, provinces, arrondissements, cantons, communes. Le niveau " département " (NUTS 3) de la France n'a pas d'équivalent en Allemagne, et ainsi de suite.

Enfin, l'un des principaux problèmes des " NUTS " intermédiaires (2 ou 3) est qu'ils ne renvoient pas toujours a une réalité objective, mais à de simples regroupements statistiques. Ainsi, en France (départements) et en Espagne (provincias), les " NUTS 3 " correspondent à un échelon connu et important dans la hiérarchie de l'encadrement territorial, mais pas au Portugal ou en Angleterre, où ils ne sont que des regroupements statistiques.

Pour la base de données le niveau " régional " n'a pas été harmonisé, afin de s'adapter aux configurations particulières de chaque pays. Un seul niveau a été retenu, qui correspond à celui le plus important dans l'encadrement du territoire national.

Les codes " région " permettent d'effectuer des regroupements dans des mailles connues, utiles, couramment utilisées dans chaque pays (canton Suisse, " Land " allemand, " County " anglais…) mais, en contrepartie, ces mailles ne sont pas forcément comparables d'un pays à l'autre.

Nature de l'unité spatiale

Ce champ indique à quel niveau de la hiérarchie administrative nationale correspond l'unité.

Les sources statistiques et la fiabilité des chiffres

Dans le courant du XIXe, la mise en place des Etats modernes a conduit les pouvoirs publics à instaurer périodiquement des opérations scientifiques destinées à compter et à connaître la population de manière scientifique. On distingue deux grands types de dénombrements de la population : les recensements de la population et les bilans de l'état civil.

Les recensements de la population sont des enquêtes exhaustives et périodiques qui renseignent non seulement sur le nombre d'habitants, mais aussi sur les caractéristiques plus ou moins détaillées de la population, des logements, des ménages, etc. La fréquence des recensements est décennale (Autriche, Espagne, Grèce, Italie, Suisse…) , quinquennale (Irlande, Turquie…) ou irrégulière (France, Roumanie…). Les Pays-Bas et l'Allemagne ont définitivement abandonné cette formule (derniers recensements effectués : respectivement 1971 et 1987) au profit de sondages ponctuels et d'un état civil rigoureusement encadré.

L'état civil réunit des informations sur les mouvements de la population (naissance, décès, migrations) et parfois sur des caractéristiques socio-démographiques (mariages, divorces, naissances hors mariage, etc.). La plupart des pays européens possèdent désormais un service centralisé qui rassemble les résultats collectés au niveau local. Ces résultats, publiés périodiquement, permettent de mettre à jour les données de base sur la population. Les publications sont généralement annuelles (Italie, Allemagne, Pays-Bas), parfois semestrielles, trimestrielles (Norvège), voire hebdomadaires (Suède).

Dans tous les pays, une différence plus ou moins sensible apparaît entre les chiffres des recensements et ceux de l'état-civil, les premiers étant toujours inférieurs aux seconds.

Cette différence s'explique par le fait que les recensements souffrent souvent d'un problème de sous-énumération (oublis, refus de certains citoyens…). Au contraire, l'état-civil favorise la sur-énumération. On inscrit en effet plus facilement de nouveaux habitants (migrants, nouveau-nés) qu'on ne raye définitivement les personnes " disparues " (départs, décès). En fait, les habitants eux-mêmes signalent volontiers leur arrivée dans un nouveau lieu, mais " oublient " plus souvent de signaler leur départ de leur ancien lieu de résidence.

Une autre cause expliquant ces décalages peut provenir de la différence de définition de la " résidence " : de nombreux habitants ont usuellement plusieurs résidences où ils vivent alternativement une partie de l'année. Pour différentes raisons, et en fonction de leurs intérêts (électoraux, fiscaux, sentimentaux), la déclaration du lieu de la " résidence principale " peut ne pas coïncider selon les enquêtes.

L'un dans l'autre, on ne peut pas affirmer qu'une source soit plus fiable que l'autre : les recensements sont presque toujours corrigés au moyen d'enquêtes complémentaires, et les problèmes de l'état-civil sont également suffisamment connus par les services responsables pour minimiser les cas de sur-énumération.

En dépit des critiques et de certains commentaires alarmistes, les chiffres de population européens restent parmi les plus fiables du monde : dans le pire des cas, les marges d'erreurs ne dépassent guère les +/- 1%.

Les chiffres de population

Toutes les séries de population ont été alignées sur des dates identiques, afin d'autoriser les comparaisons internationales. La présente publication livre trois séries de population totale : 1980, 1990 et 2000. La date choisie est le milieu de l'année civile, soit le 1er juillet de chaque année. On appelle ces dates communes les " dates alignées ".

Lorsque 2 dénombrements (recensements, état-civil) encadrent une date alignée, la population a été calculée par interpolation géométrique. Les dates des sources (recensement, dénombrement, état-civil…) sont appelées " dates de référence ". En l'absence de séries encadrantes, et notamment pour le 1er juillet 2000, il a été procédé à une projection à partir des séries de dénombrement les plus proches.

Pour estimer la population totale de chaque unité spatiale, on doit respecter les règles suivantes :

1) la nature des sources est homogène : les estimations sont calculées soit à partir de 2 séries relevant de l'état-civil, soit à partir de 2 séries de recensements, mais jamais à partir de 2 séries de nature différente.

2) les projections sont courtes, et la période n'a pas été traversée par un événement de nature à bouleverser le peuplement : ainsi, il n'y a pas de projection en 2000 pour la Croatie et la Yougoslavie (incluant : Serbie, Kosovo et Monténégro) ;

3) les séries de population sont appariées à la source : la population est calculée dans une maille identique et constante ; pour cette raison il n'a pas été possible de donner les séries de population de 1980 de l'Allemagne de l'Est (correspondant à l'ex-RDA) ;

4) la méthode de projection est arithmétique pour les localités dont le bilan démographique est positif, géométrique lorsqu'il est négatif ;

5) la somme des populations de l'ensemble des unités est réajustée sur les totaux régionaux, ou, à défaut, sur le total national, afin de tenir compte des mouvements démographiques globaux tels qu'ils apparaissent dans les projections officielles de chaque pays.

La projection géométrique est obtenue par la formule suivante (exposée avec exponentielles et logarithmes)

Pa = Exp((D*LN(Exp((Log(P2)-Log(P1))/D'))+Log(P1)))
où :
Pa : population à la date alignée
D = d(Pa) - d(P1)
P2 = dernière date de référence
P1 = avant-dernière date de référence
D' = d(P2) - d(P1)
Nota : D et D' sont des nombres décimaux permettant de tenir compte
du jour exact des dates de référence dans l'année.

La projection arithmétique est obtenue par la formule suivante (exposée avec exponentielles et logarithmes)

Pa = (((P2-P1)/D') . D) + P1

avec les mêmes termes que précédemment.

Les chiffres sont extraits d'une base de données dont l'étendue historique est beaucoup plus vaste, élaborée dans le cadre d'un programme scientifique, et qui vise à rassembler tous les chiffres européens de population locale existant depuis le début du XIXe siècle.

Dans la mesure où, dans la quasi-totalité des cas, les dates P2 et P1 sont postérieures à 1990, les projections de population par commune pour l'an 2000 ne sont pas une banale reconduction des tendances observées entre 1980 et 1990. Elles s'appuient sur les tendances observées les plus récentes, qui ont en quelque sorte été " étirées " jusqu'au milieu de l'an 2000.

Cette méthode, testée et simulée sur les nombreuses séries antérieures de la base de données, est celle qui a donné les meilleurs résultats compte tenu de la taille des unités de base, des informations statistiques disponibles, et du contexte européen où l'accroissement naturel est quasiment nul.

A l'appui de ces observations, on peut exposer succinctement quelques hypothèses.

Dans un contexte d'accroissement naturel nul, la population des unités locales devrait rester stable : les variations locales des effectifs de population peuvent donc être assimilées en quasi-totalité à des mouvements migratoires.

Dans le cas d'une forte augmentation de la population, l'attractivité s'exprime donc davantage en effectifs absolus qu'en pourcentage de la population résidente de cette unité locale : ce n'est pas la présence d'anciens résidents qui en attire de nouveaux, mais un ensemble de causes extérieures (politique de logement, présence d'emplois, présence de voies de communications etc.). Exprimer la variation démographique en termes de pourcentages d'accroissement conduit donc à des erreurs extrêmement importantes dans les projections : dans ce cas, la projection arithmétique donne au contraire les meilleurs résultats. Ainsi, une unité locale dont la population est passée de 3 000 à 6 000 habitants entre 1990 et 1995 a davantage de probabilité d'en avoir 9 000 en l'an 2000 (hypothèse selon laquelle on reconduit un bilan migratoire sur une période d'amplitude équivalente, soit 5 années) que 12 000 (résultat obtenu par la méthode qui consisterait à reconduire le taux de variation, qui est ici de 100%).

Inversement, en cas de fortes baisses de population, les projections de population ont donné de bien meilleurs résultats par la méthode géométrique. Ceci s'explique par le fait que, contrairement au cas de figure précédent, les stocks de population de départ sont un nombre fini, proportionnel à l'effectif de population initiale. Ainsi, dans le cas d'une baisse de population, une unité locale de 3 000 habitants ne peut en perdre au maximum que 3 000 : il y a donc bien, dans ce cas, un lien évident avec l'effectif local de population initiale. Au contraire, dans le cas d'une croissance, la même unité locale peut gagner un nombre d'habitants sans rapport avec ce stock initial : ainsi plusieurs localités de la périphérie des grandes villes, qui ne comptaient que quelques centaines d'habitants au début du siècle, en comptent aujourd'hui plusieurs dizaines de milliers.

Les noms des unités

Les noms et transcriptions proposés sont ceux qui sont les plus couramment utilisés.

Plusieurs localités possèdent différents noms. Selon les pays, les raisons sont diverses :

  • minorités linguistiques nationales (exemple, en Finlande : Finnois et Suédois) ;
  • multilinguisme (exemple, en Belgique : Français, Flamand, Allemand ; en Suisse : Français, Allemand, Italien, Romanche…) ;
  • toponymie régionale (exemple , en Espagne : Catalan, Basque, Galicien…) ;
  • changements historiques (exemple, en Pologne : Polonais, Allemand et Russe ; en Tchéquie : Tchèque et Allemand…) ;
  • différentes possibilités de transcription en caractères latins (exemple : Grec, Bulgare, Serbe, Macédonien) ;
  • gestion des signes diacritiques (accents, cédilles, tildes, etc.)
  • enfin, certaines localités ne portent pas le même nom que leur centre (ville ou village principal) : nous avons jugé utile, le cas échéant, de le rappeler (exemple : Bulgarie).

Comme l'objectif de la publication n'est pas de fournir une base administrative exhaustive de noms, nous avons limité les possibilités à trois toponymes :

  • nom local avec diacritiques
  • nom local sans diacritiques
  • autre nom (ou nom 2)

Appariement historique des mailles

La maille des unités locales est plus ou moins instable dans le temps : les fusions ou associations de localités conduisent à la réduction de leur nombre et à la formation de localités " actuelles " plus vastes. Au contraire, de nouvelles localités sont parfois créées par scission ou détachement d'une partie ou de plusieurs parties d'une ou plusieurs anciennes localités. Dans l'ensemble de l'Europe, tous les cas de figure se présentent et, faute de précaution, ces changements territoriaux pourraient biaiser sérieusement les comparaisons : par exemple, certaines baisses ou augmentations ne sont qu'apparentes, car dues à des modifications des limites des localités.

Afin que les données soient comparables dans le temps, toutes les séries ont été appariées dans une maille constante couvrant la période 1980-1999, et parfois beaucoup plus, en prévision d'une utilisation historique plus large des données.

La méthode utilisée est celle de l'agrégation : lorsque deux communes fusionnent, l'une des deux (généralement la moins peuplée au moment de la fusion) est supprimée dans toutes les séries rétrospectives. Sa population est ajoutée à toutes les époques à la première (comme si la fusion actuelle avait toujours existé).

Pour les scissions, on a procédé de la même façon. Le résultat introduit cependant dans ce cas une discordance avec le découpage officiel " actuel ". Ce fait est signalé dans le champ " nature " qui donne la composition de cette unité (par exemple " 2_communes " dans le cas où l'entité est composée de deux communes " actuelles ").

Dans le cas des fusions, la " nature " de l'unité reste " commune ", puisque la nouvelle unité créée est " actuelle ", et que seules ont été affectées les séries " anciennes ". L'information sur les fusions n'est pas donnée pour ne pas alourdir le maniement des fichiers.

Les polygones de Voronoï

Cette base de données géographique est une base de chefs-lieux et de centres de peuplement, donc de points, avant d'être une base de territoires et d'aires géographiques. Aussi, pour représenter cartographiquement les territoires communaux, nous utilisons des polygones qui sont engendrés mathématiquement à partir des centres de peuplement. Mais nous avons aussi retravaillé ces polygones pour en faire un véritable fond de carte géographique, bien que schématique.

Cette façon géométrique de couvrir l'espace, on dit également de le "paver", avec des polygones est unique pour un ensemble, ou "semis", de points donné. Elle est attribuée au mathématicien russe M. G. Voronoï, ou parfois au météorologue A.Thiessen. Elle est aussi étroitement associée à une autre construction géométrique, attribuée au mathématicien russe B. N. Delaunay, qui consiste à assembler les points du semis dans un réseau de triangle particulier dont ils sont les sommets. Ce réseau de triangle a la propriété de relier chaque point à ses deux plus proches voisins dans le semis, souvent appelés en mathématique ses "voisins naturels".

Un triangle formé par des voisins naturels ne peut pas avoir deux sommets confondus et il n'existe donc qu'un seul cercle qui passe par ces trois sommets - le cercle circonscrit -. Les centres de ces cercles circonscrits, qui se déduisent immédiatement des triangles de Delaunay, sont les sommets des polygones de Voronoï. Il suffit ensuite pour construire le polygone de tourner autour d'un point et de relier entre eux les centres des cercles circonscrits des triangles de Delaunay qui contiennent ce point.

La propriété de minimisation des distances de voisinage dans les triangles de Delaunay implique que le polygone de Voronoï d'un point renferme la partie d'espace la plus proche de ce point à l'exclusion de tous les autres points du semis. En d'autres termes : si l'on veut savoir pour un lieu donné "X" de l'espace, quel point "P" du semis est le plus proche de ce lieu, il suffit de trouver dans quel polygone de Voronoï est contenu le lieu "X". Le point "P" cherché s'y trouvera également, et on n'y trouvera pas d'autres points du semis de référence.

Imaginons que le semis de points soit un ensemble de pôles géographiques - chefs-lieux ou centres commerciaux, écoles, gares ou entrées d'autoroute -. Si un lieu X - une maison, un hameau, un lotissement, un faubourg , une usine, une zone industrielle, etc. - est dans le Voronoï d'un pôle Y, alors c'est le centre le plus proche, à vol d'oiseau du lieu X.

Comme les territoires municipaux n'ont pas toujours été façonnés par la centralité produite par leur chef-lieu, et que les distances ne sont pas isotropes dans l'espace mais fortement liées aux vallées et aux autres axes de communication, les polygones de Voronoï ont rarement la forme véritable des territoires qu'ils sont censés représenter. Toutefois, lorsqu'on se place à l'échelle de la région et non plus à celle de la commune, ce pavage donne une représentation fort satisfaisante de la distribution spatiale de l'intensité d'un phénomène géographique comme, pour ce qui nous intéresse ici, le peuplement. A cette échelle, la somme des surfaces des polygones de Voronoï devient quasiment égale à la surface réelle, alors qu'au niveau municipal, les écarts peuvent être très importants. Nous avons transformé les polygones de Voronoï pour remédier à ces cas de divergence forte avec la réalité ; en particulier :

- quand une grande commune est entourée de petites. C'est le cas, très fortement, autour de capitales comme Paris, Berlin ou Prague, au point que nous avons préféré retracer schématiquement les contours de ces grandes villes. C'est aussi le cas à certaines frontières si l'on passe d'une maille fine, comme la maille grecque, à une maille lâche, comme en Macédoine. Les limites ont été retaillées pour redonner du réalisme aux frontières (Hongrie-Yougoslavie, Norvège-Suède-Finlande, etc.).

- quand une commune est enclavée dans une autre, comme le Vatican à Rome ou la partie urbaine d'un canton, qui est incluse dans sa partie rurale, par exemple en Ecosse ou en Finlande. Certains tracés ont donc aussi été revus.

Mais le travail principal s'est porté sur les côtes où nous avons dû systématiquement intervenir pour modifier le fond de carte produit automatiquement. En effet, à la frontière du semis de point, c'est-à-dire aux limites du continent européen, les polygones de Voronoï s'étendent à l'infini. Il était donc nécessaire de re-découper les côtes dans les polygones des communes littorales. La précision de ce trait de côte est approximativement 1/1.000.000e. En outre, les triangles de Delaunay ne connaissant que la distance à vol d'oiseau, ils ignorent la mer ou les fleuves. Le polygone de Voronoï d'une commune côtière peut donc empiéter celui d'une île au large, qui ne forme pourtant qu'une seule commune ; une commune d'une rive d'un estuaire, par exemple la Gironde, peut déborder sur l'autre rive. Il a donc fallu souvent restaurer l'intégrité des îles (notamment en Grèce, Norvège, Suède et Croatie), des communes de bord d'estuaire ou de lac, de certaines communes littorales, surtout dans les côtes très découpées par des rias ou occupées par des lagunes, et ce, d'autant plus que le maillage était lâche et les polygones étendus (en Croatie notamment).

Les coordonnées et la projection cartographique

La mesure des positions sur terre est l'objet d'une discipline ancienne, la géodésie, qui fut très tôt liée à la cartographie pour en enregistrer les résultats.

La géodésie moderne née au XVIIe siècle a connu récemment une évolution majeure grâce aux satellites. En effet, jusqu'alors les mesures étaient réalisées par triangulation à la surface de la terre. Aujourd'hui, la mesure des positions se fait à l'intérieur d'une voûte spatiale crée par la constellation des satellites dédiés au positionnement (GPS, le système américain et GLONASS, le système russe).

Les satellites ont unifié la géodésie car les méthodes de triangulation n'étaient pas homogènes selon les pays et cette diversité a encore des conséquences.

Dans la géodésie classique, les géomètres mesuraient des triangles qui semblaient plans mais en réalité ne l'étaient pas puisque la surface terrestre est courbe. Il fallait introduire cette courbure dans les calculs pour mener à bien le calcul de triangulation. Si la Terre était une sphère parfaite cette courbure serait rigoureusement identique partout, mais ce n'est pas le cas : la Terre est une ellipse presque parfaite, qui en outre se transforme très lentement à cause du mouvement des plaques tectoniques.

Les progrès scientifiques ont permis d'améliorer le modèle géométrique de la Terre et d'en mesurer plus précisément le rayon, l'aplatissement et le centre. Mais les instituts des pays ayant commencé de bonne heure leurs relevés géodésiques ont souvent conservé des paramètres anciens. La raison était à la fois pratique, car réaliser un réseau de triangulation est une opération longue et coûteuse, et théorique en arguant du fait que les précédents calculs de la forme terrestre s'étaient appuyés sur les relevés anciens fait par eux et que par conséquent l'ancien modèle de la forme terrestre était moins erroné ici qu'ailleurs.

Il en résulte que chaque pays d'Europe a sa façon de calculer la latitude et la longitude d'un point mais ces variations ne sont significatives que lorsqu'on veut atteindre une précision de quelques dizaines de centimètres (par exemple quand on demande aux géomètres anglais et français de guider le creusement des deux tronçons du tunnel sous la Manche pour que la jonction soit parfaite et que les tunnels ne soient pas complètement désaxés).

Lorsqu'on ne recherche qu'une précision de l'ordre de quelques dizaines de mètres ces variantes peuvent être négligées. Les coordonnées géographiques, qui repèrent une position par sa latitude, sa longitude et son altitude constituent donc en première approximation, un système universel.

Mais les mesures de position sont destinées aux Instituts de cartographie (souvent les instituts de géodésie eux-mêmes) et les cartographes n'utilisent pas les coordonnées géographiques mesurées sur un espace courbe mais des coordonnées cartésiennes sur un plan, qui leur permettront ensuite de dresser des cartes et de les imprimer.

Les coordonnées planes sont calculées à partir des coordonnées géographiques au moyen d'une opération mathématique : la projection. Or il existe de nombreuses familles de projection qui respectent plus ou moins fidèlement la forme des objets géographiques (les territoires, les routes, les fleuves, etc.) en fonction de la position du centre et de l'angle solide que forme l'étendue terrestre à cartographier.

C'est pourquoi chaque institut cartographique travaille dans un système d'unités propre qui est fonction de la projection qu'il utilise pour transformer les coordonnées géographiques sur la terre en coordonnées planes sur la carte.

Contrairement aux coordonnées géographiques, les coordonnées des projections ne sont pas universelles. Il existe cependant des projections du monde conçues pour réaliser des planisphères à très petite échelle. Mais ces projections ne sont pas valides pour les cartes topographiques car elles introduisent des distorsions dans les mesures d'angles ou de surface. Il existe même des projections qui, pour minimiser ces distorsions sur les continents, introduisent des déchirures dans la surface des mers (ex. projection en étoile de Bartholomew ou en peau d'orange de Mollweide)

La base de donnée a été constituée en stockant les positions en coordonnées géographiques. La projection utilisée ici est une projection du monde de type cylindrique attribuée à Miller. Ces projections (ainsi que celles de Sanson, ou Mollweide) sont des adaptations de la projection de Mercator. Elles sont conçues pour corriger le principal biais de la projection de Mercator qui est l'exagération extrême des surfaces situées aux hautes latitudes septentrionales ou australes. En effet, dans la projection cylindrique vraie de Mercator, les largeurs des fuseaux sont constantes alors que les parallèles terrestres sont des cercles de longueur variables, maximum à l'équateur et nuls quand on arrive aux pôles. La grille de ces projections est construite à partir d'une croix formée par l'équateur et le méridien de Greenwich. Les parallèles sont ajoutés de part et d'autre de cette croix et leur largeur totale diminue en fonction de la latitude. Chaque parallèle est divisé en un nombre égal de fuseaux qui deviennent donc de plus en plus fins vers les pôles.

3) Description par pays

Albanie (ALB)

o Découpage du territoire

- 5 régions

- 26 districts

- Environ 1 300 villages et 48 villes (" qytet ").

Dans cette édition il n'a pas été possible de publier les données correspondant aux localités, mais seulement pour les districts

o Unités de base

Désignation : districts

Nombre : 26

Superficie moyenne : 1086 km2 (Médiane = 1021 ; Ecart-type = 470)

Nota : les eaux territoriales des grands lacs frontaliers (Shkadar, Ohrid et Resen) n'appartiennent à aucun district.

o Cartographie

Coordonnées : villes chefs-lieux des districts

Précision sur le terrain : minute

o Sources statistiques utilisées

1979 : population totale

1989 : population totale

1991_1_1 : population totale

Nota : la projection de population à l'an 2000 ne tient pas compte de la présence des réfugiés du Kosovo regroupés dans les camps.

Autriche (AUT)

o Découpage du territoire

- 9 Länder (dont la ville de Wien)

- 98 Bezirken (non compris les 23 arrondissements de Wien)

- 2 333 Gemeinden (au 15/5/1991 ; 2359 au 1/1/1998)

- 9 600 sub-districts : en zones rurales, ils correspondent souvent à la survivance des anciennes communes supprimées par fusion lors des réformes administratives des XIX-XXe siècles. En milieu intra-urbain, la notion de sub-district est proche de celle des " paroisses ".

o Unités de base

Désignation : Gemeinden (1991)

Nombre : 2 333

Superficie moyenne : 36 km2 (médiane = 25; écart-type = 38)

o Cartographie

Coordonnées : centroïdes des districts centraux des communes

Précision sur le terrain : 100 mètres

o Sources statistiques utilisées

1971_5_12 : population totale

1981_5_12 : population totale

1991_5_15 : population totale

1998_1_1 : population totale

Belgique (BEL)

o Découpage du territoire

- 3 régions : Vlaanderen, Wallonie, Bruxelles/Brussels

- 11 provinces : 8 provinces entières + Brabant-Bruxelles + Brabant-Vlaanderen + Brabant-Wallonie

- 43 arrondissements

- 589 communes (après 1977)

o Unités de base

Désignation : commune

Nombre : 589

Superficie moyenne : 52 km2 (médiane : 40 ; écart-type : 38)

Certaines localités possèdent 2 noms (flamand/wallon)

o Cartographie

Coordonnées : centres

Précision sur le terrain : 100 mètres

o Sources statistiques utilisées

1971_1_1 : Population totale

1981_3_1 : Population totale

1991_3_1 : Population totale

1996_1_1 : Population totale

1997_1_1 : Population totale

1998_1_1 : Population totale

Bosnie-Herzégovine (BOS)

o Découpage du territoire

- A l'issue de la guerre civile, la Bosnie a été découpée en 3 zones : Serbe, Bosniaque et Mixte

- 12 " Zajednica Opstina " (ZO). Ce découpage, abandonné fin 1991, a néanmoins été retenu ici comme niveau " régional "

- 113 " opstina " (municipalités)

- 5 892 " naselje " (lieux)

Dans cette édition, il n'a pas été possible de publier les données correspondant aux " naselje ", mais seulement pour les " opstina ".

Nota : le découpage territorial a été fortement remanié entre 1991 et 1996

o Unités de base

Désignation : 89 " opstine " et 12 agrégations d' " opstine ".

Nombre : 101

Superficie moyenne : 502 km2 (médiane : 429 ; écart-type : 278)

o Cartographie

Coordonnées : centres

Précision sur le terrain : seconde

o Sources statistiques utilisées

1971 : population totale

1981_3_31 : population totale

1991 : population totale

1996_7_1 : population totale, estimation (UNCHR).

Bulgarie (BUL)

o Découpage du territoire

- 9 " oblast " (régions)

- 28 " okruj " (supprimés en 1994)

- 258 " obshtina " (municipalités) ou " Gradska Obshtina " (municipalités urbaines)

- Environ 5 340 " naselja " (localités)

Nota : Environ 550 000 personnes ont quitté le pays en 1994 (soit 6% de la population, pour la plupart Turcs), puis à nouveau 100 000 entre 1995 et 1997.

Pour cette édition il n'a pas été possible de publier les données correspondant aux " naselja ", mais seulement pour les " obshtina ".

o Unités de base

Désignation : " obshtina " et agrégations ad hoc

Nombre : 240

Superficie moyenne : 452 km2 (médiane = 389 ; écart-type = 251)

o Cartographie

Coordonnées : centres

Précision sur le terrain : minute

o Sources statistiques utilisées

1981_1_1 : population totale

1986_1_1 : population totale

1991_1_1 : population totale

1995_1_1 : population totale

1998_1_1 : population totale

Tchéquie (CSK)

o Découpage du territoire

- 2 grandes régions : Bohême (Cesky) et Moravie (Moravska).

- 8 régions (dont 1 ville : Praha Mesto)

- 76 " Okres " (dont 4 villes : Praha-mesto, Plzen-mesto, Brno-mesto, Ostrawa-mesto)

- 6 096 communes de niveau supérieur

- Environ 12 600 communes de niveau inférieur

o Unités de base

Communes de niveau supérieur

Nombre : 6 096

Superficie moyenne : 13 km2 (médiane = 8 ; écart-type = 17)

o Cartographie

Coordonnées : centre

Précision sur le terrain : 400 mètres

o Sources statistiques utilisées

1970_12_1 : population totale

1980_11_1 : population totale

1991_3_3 : population totale

1995_1_1 : population totale

Allemagne de l'Est et Berlin (DEO)

o Découpage du territoire

Suite à la fusion de la RFA et de la RDA., le découpage territorial a été totalement remanié à tous les échelons :

Avant 1991 :

- 15 " Bezirken " (dont Ost-Berlin)

- 227 " Kreise " (36 " Stadtkreise " [dont 9 pour Ost-Berlin] + 191 " Landkreise ")

- 7550 " Gemeinden " environ

Après 1991 :

- 6 " Länder " (dont Berlin, regroupant West-Berlin et Ost-Berlin)

- les 15 " Bezirken " sont supprimés

- 112 " Kreise " (dont Berlin), dont 26 " Stadtkreise " (districts urbains).

- 5 734 " Gemeinden " (environ 1800 ont été supprimées par suite de fusions, tandis que 52 ont été créées par scission).

o Unités de base

Désignation : " Gemeinden " (Stadt, Flecken, etc.)

Nombre : 5734

Superficie moyenne (hors Berlin) : 19 km2 (médiane = 14 ; écart-type = 19)

o Cartographie

Coordonnées : centres

Précision sur le terrain : 400 mètres

o Sources statistiques utilisées

1990_1_1 : Population totale

1992_1_1 : Population totale

1998_1_1 : Population totale

Allemagne de l'Ouest (DEW)

o Découpage du territoire

- 10 " Länder " (hors Berlin)

- 30 " Regierungsbezirken " (dont 4 " Länder " entiers : Hamburg, Bremen, Schleswig-Holstein, Saarland)

- 327 " Kreise " (dont : 90 " Kreisfreiestädte "/ " Stadkreise ")

- environ 8 500 " Gemeinden " + 290 parcelles de " Gemeindefreie Gebiete " Le nombre de " Gemeinden " a fortement été réduit, d'abord dans les années 1950, puis dans les années 1970, mais très inégalement selon les Länder (les moins touchés par la réforme sont : Rheinland-Pfalz, Schleswig-Holstein, Bayern). Les " Gemeinden " ont des titres différents : Stadt, Markt, Gemeinde, Flecken, etc. Les " Gemeindefreie Gebiete " sont des zones non communales, administrées directement par le " Kreis " ou le " Land ".

- environ 25 000 districts communaux (qui sont en général la survivance des communes disparues par regroupement)

o Unités de base

Désignation : " Gemeinden " et " Gemeindefreie Gebiete ". 83 " Gemeindefreie Gebiete " (GFG) couvrent 5236 km2. Une GFG peut être morcelée en plusieurs parcelles. Inversement, des GFG relevant d'administrations territoriales différentes peuvent être physiquement contiguës, mais ont ici été identifiées séparément. Au total 290 unités spatiales ont été ainsi générées.

Nombre : 8784

Superficie moyenne : 29 km2 (médiane = 17 ; écart-type = 35)

o Cartographie

Source : centres

Précision sur le terrain : 100 mètres

o Sources statistiques utilisées

1981_1_1 : Population totale

1990_1_1 : Population totale

1992_1_1 : Population totale

1998_1_1 : Population totale

Danemark (DNK)

o Découpage du territoire

Une réforme administrative a entraîné une refonte totale du système d'encadrement territorial entre 1965 et 1970. Elle aboutit au découpage suivant :

- 4 régions naturelles : Jylland, Sjælland, Fyns, Bornholm

- 16 " Amtskommuner " dont 2 villes (København et Frederiksborg)

- 276 " Kommuner "

- Environ 2000 " Byer " (villes) et " Søgne " (paroisses rurales)

o Unités de base

Désignation : " Kommuner "

Nombre : 276 unités

Superficie moyenne : 156 km2 (médiane = 142 ; écart-type = 101)

o Cartographie

Source : centres

Précision sur le terrain : 100 mètres

o Sources statistiques utilisées

1980_1_1 : Population totale

1981_1_1 : Population totale

1990_1_1 : Population totale

1991_1_1 : Population totale

1993_1_1 : Population totale

1995_1_1 : Population totale

1996_1_1 : Population totale

1998_1_1 : Population totale

Espagne (ESP)

o Découpage du territoire

- 17 régions (non compris Ceuta/Melilla)

- 50 " provincias " (non compris Ceuta et Melilla)

- 8 109 " municipios " (au 1/1/1998), dont Ceuta et Melilla

- 45 000 districts environ

o Unités de base

Désignation : " municipios " et agrégations ad hoc

Nombre : 8 025 (incluant les îles Canaries, les îles Baléares, Ceuta et Mellila)

Superficie moyenne : 63 km2 (médiane = 35 ; écart-type = 95)

L'histoire a légué des maillages municipaux très différents selon les régions. Ceci explique l'écart relativement considérable entre la moyenne et la médiane, ainsi que l'amplitude de l'écart-type.

o Cartographie

Source : centres

Précision sur le terrain : 100 mètres

o Sources statistiques utilisées

1971_1_1 : Population totale (de hecho)

1981_3_1 : Population totale (de hecho)

1991_3_1 : Population totale (de hecho)

1996_5_1 : Population totale (de derecho)

1998_1_1 : Population totale (de derecho)

Finlande (FIN)

o Découpage du territoire

- 20 " Lään " (12 avant 1995)

- 446 " Kunta "

Avant 1995, il existait 2 types de municipalités : " kaupungit " [urbaines] et " muut kunnaat " [autres communes] ; plusieurs communes étaient dédoublées en " urbain " et " rural ".

- " byer " (agglomérations de plus de 200 habitants, pouvant s'étendre sur plusieurs communes)

o Unités de base

Désignation : " Kunta "

Nombre : 446

Superficie moyenne : 666 km2 (médiane = 382 ; écart-type = 1277).

L'écart considérable entre la moyenne et la médiane s'explique par l'opposition nord/sud du peuplement : le nord du pays est quasi inhabité et les communes y sont très vastes.

Deux chiffres de superficie sont généralement donnés : totale et terrestre (environ 10% de la superficie est occupée par des lacs et des cours d'eau). Nous nous référons ici à la superficie terrestre.

o Cartographie

Source : centres

Précision sur le terrain : minute

o Sources statistiques utilisées

1971_1_1 : Population totale

1981_1_1 : Population totale

1991_1_1 : Population totale

1996_1_1 : Population totale

1998_1_1 : Population totale

France (FRA)

o Découpage du territoire

- 22 régions

- 96 départements

- 325 arrondissements

- 3 600 cantons

- 36 600 communes environ

o Unités de base

Désignation : communes et agrégations ad hoc

Nombre : 36 539

Superficie moyenne : 15 km2 (médiane = 15 ; écart-type = 15)

o Cartographie

Source : centres

Précision sur le terrain : 100 mètres

o Sources statistiques utilisées

1975_3 : population sans doubles comptes

1982_3 : population sans doubles comptes

1990_3 : population sans doubles comptes

1999_3e : population sans doubles comptes (estimations provisoires)

Angleterre et Pays de Galles (GBA)

o Découpage du territoire (1974-1993)

- 9 " regions "

- 54 " counties "

- 403 " LGA " (dont 33 pour Greater London). En 1974 une vaste réforme administrative a entièrement remanié l'ancien système d'encadrement du territoire.

L'ancien découpage opposait des villes (" County Boroughs ") à des territoires (" Counties ") subdivisés eux-mêmes en districts ruraux et districts urbains (" cities ", " urban districts ", " municipal boroughs "). Mais les districts purement ruraux englobaient à leur tour des villes (" towns "), localités de moindre importance à l'origine, mais dont certaines ont fini par atteindre une certaine importance au fil des XIXe et XXe siècles.

En 1974, les Local Government Areas (LGAs) deviennent les collectivités locales de base de l'encadrement territorial. Cependant la dimension considérable de ces unités (plus de 130 000 habitants et 380 km2 en moyenne) ne permet pas de les assimiler au niveau " communal " des pays européens. En outre, en 1996, le tracé des LGAs a été remanié dans plusieurs régions (Pays de Galles, Yorkshire…), et il est actuellement remis en question de manière plus générale : lié au projet d'instauration de la " pole tax ", qui devait être finalement définitivement abandonné en 1992, les LGAs ont perdu une grande part de leur intérêt initial. Les LGAs ne sont pas des unités locales " perçues " par les habitants : la plupart des citoyens continuent à définir leur résidence par rapport à l'ancien système de découpage territorial. Certains ignorent même dans quelle LGA ils habitent.

- 9 600 " wards " environ, dont près des 2/3 sont des subdivisions urbaines.

o Unités de base

Désignation : agrégats de wards restituant au plus près le découpage d'avant 1974 (" Metropolitan Boroughs ", " Boroughs ", " Urban Districts ", " Towns ") en milieu urbain.

Nombre : 47 83, dont 85 LGAs entières, 3 848 wards, 841 agrégats informel de wards.

Superficie moyenne : 32 km2 (médiane = 24 ; écart-type = 29)

o Cartographie

Source : centroïdes des " wards ", ou du " ward " le plus central

Précision sur le terrain : 100 mètres

o Sources statistiques utilisées

1981a : population totale

1991_4 : population totale

1996_1_1 : population totale

Irlande du Nord (GBI)

o Découpage du territoire

- 4 " regions " (années 1980)

- (6 " counties " supprimés en 1974, non compris Belfast County Borough et Londonderry County Borough, inclus repsectivement dans les " counties " de Antrim et Derry)

- 26 districts (créés en 1974)

- (urban & rural districts supprimés en 1974)

- 566 " wards ".

Pour cette édition il n'a pas été possible de publier les données correspondant aux " wards ", mais seulement pour les districts

o Unités

Désignation : districts

Nombre : 26

Superficie moyenne : 545 km2 (médiane = 490 ; écart-type = 379)

o Cartographie

Coordonnées : centres

Précision sur le terrain : minute

o Sources statistiques utilisées

1971_4_25 : population totale

1981_4_5 : population totale

1991_4_21 : population totale

1991_7_1 : population totale

1992_7_1 : population totale

1993_7_1 : population totale

1994_7_1 : population totale

1995_7_1 : population totale

1996_7_1 : population totale

1997_7_1 : population totale

1998_7_1 : population totale

Man (GBM), Jersey (GBJ), Guernesey (GBG)

Man, Jersey, Guernesey et dépendances sont 3 territoires de la couronne indépendants. Chacun possède un service statistique indépendant.

o Découpage du territoire

- 3 territoires de la couronne : Man, Jersey, Guernesey et dépendances

- 47 " parishes " + 2 " islands " (Alderney et Sark, administrées par Guernesey) dont :

Man : 21

Jersey : 12

Guernsey : 12 (avec Jethou et Herm)

Sark : 1

Alderney : 1

o Unités

Désignation : " civil parishes "

Nombre : 47

Superficie moyenne : 16 km2

o Cartographie

Source : centres

Précision sur le terrain : minute

o Sources statistiques utilisées

Man, Jersey, Guernesey

1976 : Population totale

1981 : Population totale, Population totale, Population totale

1986 : Population totale, Population totale, Population totale

1991 : Population totale, Population totale, Population totale

Ecosse (GBS)

o Découpage du territoire

Le système d'encadrement territorial de l'Ecosse est très complexe. Il a subi des remaniements très importants, notamment en 1974, puis à nouveau en 1994.

- En 1994, 32 " councils areas " sont considérés comme des " localities ".

Elles remplacent et abolissent le découpage en 56 districts de 1974-1993 (alors réunis en 12 régions), qui supprimaient eux-mêmes les 33 anciens et traditionnels " counties " d'avant 1974.

- De 1891 à 1971, il existait des " cities " et des " burghs " d'une part, des " villages " et des " towns " d'autre part ( 4 " cities " et 196 " burghs " au recensement de 1971). " Cities " et " burghs " représentaient les localités ayant un statut urbain (municipal) par opposition aux autres localités. Toutefois, les limites de ces entités étaient différentes selon la police, la représentation électorale au parlement, ou l'administration de la municipalité : pour un " burgh " donné, il existait donc jusqu'à 4 séries de population différentes possibles. Cependant, certains " burghs " n'existaient que selon l'un de ces découpages (par exemple : selon la police). En outre, ces limites pouvaient chevaucher celles des " counties ". Ce système a été supprimé en 1974.

- A la même époque, il existait également des " civil parishes " (886 en 1951-1961), mais dont les limites étaient discordantes avec celles des " burghs " et des " cities ", et même parfois avec celles des " counties ".

- En 1981, pour compenser la disparition des " burghs " et des " cities ", les services statistiques ont distingué des " localities ", dont la définition, purement statistique, s'inspire des limites des anciens " burghs ", " cities ", " towns " et autres agglomérations informelles, mais dont les limites ont plus ou moins été mises à jour, tout en tentant de respecter les coutumes locales de la toponymie. A l'occasion du recensement de 1991, ces données ont été remises à jour (localités de 500 habitants et plus) : ceci n'autorise qu'une comparaison approximative entre les chiffres de 1981 et 1991.

- Au niveau infra local, les services du recensement ont publié des données au niveau de 1 233 " wards ", dont les limites sont comparables entre 1981 et 1991. Comme en Angleterre, les localités importantes (notamment les anciens " cities " et " burghs ") sont subdivisées en plusieurs " wards ". Les limites des " wards " sont incluses dans celles des 56 districts de 1974-1993, mais comme ce système de découpage a disparu en 1994, nous avons dû les recoder pour les rendre compatibles avec le nouveau découpage en 32 " council areas ".

o Unités de base

Désignation : " wards " et agrégations ad hoc

Les " wards " ayant en commun une localité, une " city " ou un " burgh " ont été agrégés de manière, d'une part à être comparable avec les données anciennes, et d'autre part à restituer des toponymes connus.

Nombre : 565, dont 423 " wards " et 142 agrégations de " wards "

Superficie moyenne : 138 km2 (Médiane = 58 ; écartype = 205)

Les toponymes correspondent au nom de la localité ou de l'agglomération principale.

L'écart considérable entre la moyenne et la médiane s'explique par l'opposition nord/sud du peuplement : le nord du pays est quasi inhabité et les " wards " y sont très vastes.

o Cartographie

Coordonnées : centre

Précision sur le terrain : minute

o Sources statistiques utilisées

1971 : Population totale

1981 : Population totale

1991 : Population totale

1991_7_1 : Population totale

1993_7_1 : Population totale

1994_7_1 : Population totale

1995_7_1 : Population totale

1996_7_1 : Population totale

1998_7_1 : Population totale

Grèce (GRC)

o Découpage du territoire

- 10 régions

- 53 " nomes ", dont Mont Athos/Agios Oros, territoire administré directement par Athènes, et en adoptant le découpage suivant pour la région d'Athènes : Grand Athènes (équivalent à la région) ; Attique et Pyrée (reste des nomes d'Attique centrale, est, ouest, et du Pyrée)

- 153 " éparchies " (dont Mont Athos)

- 5 924 communes de 2 types différents (1991) : 361 " dèmes " (villes) et 5 563 " koinotites " (communes rurales).

- 12 315 " iskimis " (bourgs, hameaux, écarts habités)

Nota : dans le milieu des annnées 1990, une réforme administrative a réduit le nombre de communes à environ 4 500. Aucun chiffre n'est disponible pour ces nouvelles entités, en attendant le recensement de 2001.

o Unités de base

Désignation : " dèmes ", " koinotites " et agrégations ad hoc

Nombre : 5 922

Superficie moyenne : 22 km2 (médiane = 15 ; écart-type = 25)

o Cartographie

Coordonnées : centres

Précision sur le terrain : 200 mètres

o Sources statistiques utilisées

1981 : population totale

1991 : population totale

Croatie (HRA)

Région : Croatie

o Découpage du territoire

- 10 " zajednica opstina " (dont Zagreb " gradska zajednica opstina " )

- 113 " opstina " (dont 10 pour GZO Zagreb)

- 6 660 " naselje "

Pour cette édition il n'a pas été possible de publier les données correspondantes aux naselje, mais seulement pour les " opstina ".

o Unités de base

Désignation : opstina

Nombre : 104

Superficie moyenne : 544 km2 (médiane = 500 ; écart-type = 311)

o Cartographie

Coordonnées: centres

Précision sur le terrain : minute

o Sources statistiques utilisées

1971 : population totale

1981_3_31 : population totale

1991 : population totale

Par suite de la guerre (source : UNCHR 5/8/1992) :

- 266 500 personnes ont été déplacées à l'intérieur de la Croatie ;

- 268 500 ont quitté la Croatie pour une autre république de l'ex-Yougoslavie ;

- 395 000 personnes originaires d'une autre république l'ex-Yougoslavie ont rejoint le territoire croate ;

- environ 100 000 personnes ont quitté la Croatie pour un pays autre que l'ex-Yougoslavie ;

Aucun document ne permet de restituer l'impact de ces mouvements de population au niveau local : au total, il n'est pas possible d'estimer sérieusement l'effectif de population par opshtina pour l'an 2000.

Hongrie (HUN)

o Découpage du territoire

- 20 " megyek "

- 3070 communes : " varos " (urbaines) et " telepules " (rurales).

La tendance va aux transformations de " telepules " en " varos " (140 " varos " au début des années 1980, 215 en 1998) ainsi qu'à la réduction du nombre de communes par regroupement.

o Unités de base

Désignation : " varos " et " telepules "

Nombre : 3050

Superficie moyenne : 31 km2 (médiane = 19 ; écart-type = 38)

o Cartographie

Coordonnées : centres

Précision sur le terrain : minute

o Sources statistiques utilisées

1980 : population totale

1990 : population totale

1995_1_1 : population totale

1998_1_1 : population totale

République d'Irlande (IRL)

o Découpage du territoire

- 4 régions

- 27 " counties " ( " counties " et " county boroughs " associés)

- 217 " districts " (5 " county boroughs ", 5 " municipal boroughs ", 49 " urban districts ", 3 districts [banlieues de Dublin], 155 " rural districts ")

- 3442 " DED "

o Unités

Désignation : DEDs, CB, MB, UD et agrégations ad hoc

Nombre : 2953

Les unités ont des niveaux différents dans l'encadrement territorial :

- 4 " county boroughs " (niveau 3 de l'encadrement territorial) : Cork, Limerick, Waterford et Galway ;

- 5 " municipal boroughs " (niveau 4 de l'encadrement territorial) ;

- 46 " urban districts " (niveau 4 de l'encadrement territorial) ;

- 2886 " DED " (niveau 5 de l'encadrement territorial)

- 12 unités informelles sont des agrégations de " DED " :

o 7 sont dans l'agglomération de Dublin (North Dublin, Dun Laoghaire, Rathdown, Shankill, South Dublin, Lucan et Malahide) ; elles réunissent 132 DED

o 3 sont des localités satellites de Dublin (Saggart, Glencullen et Swords) ; elles réunissent 9 DED

o Dublin est une agrégation de Dublin County Borough et de 3 DED situés dans le district de Fingal (au nord de Dublin)

o Mullingar est une agrégation de 2 DED

Au total, ce découpage assure la stabilité du maillage de 1936 à 1996

Superficie moyenne : 24 km2 (médiane = 21 ; écart-type = 13)

o Cartographie

Source : centroïdes des " wards "

Précision sur le terrain : 100 mètres

o Sources statistiques utilisées

1971 : population totale

1981 : population totale

1986 : population totale

1991 : population totale

1996 : population totale

Italie (ITA)

o Découpage du territoire

- 5 zones

- 20 " regioni "

- 103 " provinci " (dont 8 nouvelles, créées en 1995)

- 8 105 " communi "

o Unités de base

Désignation : " communi " et agrégations ad hoc

Nombre : 8 084

Superficie moyenne : 37 km2 (médiane = 22 ; écart-type = 51)

Les communes du centre et du sud sont en moyenne beaucoup plus vastes que celles du nord.

o Cartographie

Coordonnées : centres

Précision sur le terrain : 100 mètres

o Sources statistiques utilisées

1971_10_24 : population totale

1981_10_25 : population totale

1991_10_20 : population totale

1996_1_1 : population totale

Luxembourg (LUX)

o Découpage du territoire

- 3 arrondissements

- 13 cantons

- 118 communes

- localités

o Unités de base

Désignation : communes

Nombre : 118

Superficie moyenne : 22 km2 (médiane = 19 ; écart-type = 14)

o Cartographie

Source : centres

Précision sur le terrain : demi-minute

o Sources statistiques utilisées

1971_1_1 : population totale

1981_3_31 : population totale

1991_3_1 : population totale

Macédoine (MAK)

o Découpage du territoire

- 7 régions (supprimées en 1970, mais conservées comme découpage régional dans la présente édition).

- " Obshtina " : 65 de 1948 à 1961, 30 de 1971 à 1991, 117 en 1996.

- 1757 " naselje "

Pour cette édition il n'a pas été possible de publier les données correspondant aux " naselje ", mais seulement pour les " obshtina ".

o Unités

Désignation : " Obshtina " de 1971-1991 (" Obshtina " de Skopje agrégées en une seule unité)

Nombre : 30

Superficie moyenne : 848 km2 (médiane = 748 ; écart-type = 445)

o Cartographie

Coordonnées : centres

Précision sur le terrain : minute

o Sources statistiques utilisées

1971 : Population totale

1981_3_31 : Population totale

1991 : Population totale

1994_6_20 : Population totale

Nota : il n'est pas tenu compte de la présence des réfugiés Kosovar.

Micro-états européens (AND, GIB, LIC, MON, SDV, SMR)

o Découpage du territoire

Pas de découpage intermédiaire

o Unités

Nombre : 30, dont :

Andorra : 6 (5 " parroquias " + 2 " parroquias " agrégées) ; superficie moyenne : 77 km2

Gibraltar : aucune subdivision ; superficie : 6 km2

Lichtenstein : 11 " Gemeinden " ; superficie moyenne : 15 km2

Monaco : aucune subdivision ; superficie : 2 km2

Vatican : aucune subdivision ; superficie : 0,44 km2

San Marino : 9 " castelli " ; superficie moyenne : 7 km2

o Cartographie

Source : centres

Précision sur le terrain : minute

o Sources statistiques utilisées

La dernière série est de 1998. Premières séries :

Andorra : 1944

Gibraltar : 1733

Lichtenstein : 1852

Monaco : 1951

San Marino : 1864

Vatican : 1950

Pays-Bas (NED)

o Découpage du territoire

- 4 régions

- 12 " provinties " (dont : Flevoland, créée sur le polder de l'Ijsselmeer)

- 548 " Gemeente " en 1998. Leur nombre est réduit chaque année (1 085 Gemeenten en 1950).

o Unités de base

Désignation : Gemeenten (état au 1/1/1998)

Nombre : 548

Superficie terrestre moyenne : 76 km2 (médiane = 48 ; écart-type = 88)

o Cartographie

Coordonnées : centres

Précision sur le terrain : 100 mètres

o Sources statistiques utilisées

Annuelles, de 1961 à 1998 : population totale au 1 janvier de chaque année (38 séries)

Norvège (NOR)

o Découpage du territoire

- 19 " Fylke "

- 435 " Kommuner " (746 en 1960)

o Unités

Désignation : " Kommuner "

Nombre : 435 unités

Superficie moyenne : 704 km2 (médiane = 435 ; écart-type = 843)

o Cartographie

Coordonnées : centres

Précision sur le terrain : minute

o Sources statistiques utilisées

1980_1_1 : Population totale

1987_1_1 : Population totale

1988_1_1 : Population totale

1990_1_1 : Population totale

1991_1_1 : Population totale

1994_1_1 : Population totale

1995_1_1 : Population totale

1997_1_1 : Population totale

1998_1_1 : Population totale

1998_7_1 : Population totale

1998_10_1 : Population totale

1999_1_1 : Population totale

Pologne (POL)

o Découpage du territoire

- 49 " wojewodzwa " (17 en 1967 : le découpage a été entièrement refondu)

- 2 472 " gminy " (dont 302 urbaines, 1604 rurales, 566 urbano-rurales).

Les " gminy " urbaines (" miejsk ") sont statistiquement et administrativement urbaines.

Les " gminy " rurales (" wiejsk ") n'ont pas de noyau statistique urbain.

Les " gminy " urbano-rurales (" miejsko-wiejsk ") ont un noyau statistiquement urbain et une partie statistiquement rurale.

La tendance est à la création de nouvelles unités par l'extraction de nouveaux noyaux urbains à partir des " gminy ".

Certaines " gminy " urbaines sont des enclaves dans une " gminy " rurale, sans avoir le statut urbano-rural, bien que, dans la plupart des cas leur nom soit identique. Nous les avons réunies en une seule unité spatiale, bien qu'elles ne soient pas unifiées sur le plan administratif.

Enfin, du fait de l'instabilité historique des limites du découpage (fusions, séparations, créations de " miejsk ", changements de statut), nous avons été conduits à effectuer plusieurs agrégations.

o Unités de base

Désignation : 4 types d'unités locales : urbaines, rurales, mixtes (officielles) ; mixtes (agrégations)

Nombre : 2 243 unités

Superficie moyenne : 145 km2 (médiane = 122 ; écart-type = 113)

o Cartographie

Coordonnées : centres

Précision sur le terrain : minute

o Sources statistiques utilisées

PTU1976_1_1 : population urbaine

PTU1981_1_1 : population urbaine

PT1983_1_1 : population totale population urbaine

PT1991_1_1 : population totale population urbaine

PT1992_1_1 : population totale population urbaine

PT1993_7_1 : population totale population urbaine

PT1994_1_1 : population totale population urbaine

PT1995_1_1 : population totale population urbaine

PT1997_1_1 : population totale population urbaine

PT1998_1_1 : population totale population urbaine

Portugal (PRT)

o Découpage du territoire

Le découpage a été entièrement réorganisé pour répondre aux standards européens (" NUTS 2 " et " NUTS 3 ")

- 2 parties : Continente et Ilhas (comprenant Açores et Madeira : territoires autonomes)

- 6 " NUTS 2 " (dont 4 continentaux, 2 insulaires : Açores et Madeira)

- 8 régions (dont 2 insulaires) remplacées par les " NUTS 2 " en 1991

- 20 provinces (dont 2 insulaires) remplacées par les " NUTS 3 " en 1991

- 30 " NUTS 3 " (dont 2 insulaires)

- 313 " concelhos " (équivalent " NUTS 5 ")

- 4 200 " freguesias " environ (proche de la notion de paroisse), dont près de 600 sont des subdivisions urbaines.

- environ 40 000 " lugares " : lles " lugares " sont des " lieux " pouvant chevaucher les limites des " freguesias " et " des concelhos "

o Unités de base

Désignation : non officielle. La règle respecte celle des toponymes.

- Les " concelhos " de Porto (28 " freguesias "), Lisboa (53 " freguesias "), Amadora, Almada, Barreiro (banlieues de Lisboa), Lajes das Flores (Acores) sont considérés comme des unités de base ;

- 65 sièges (sede) de " concelhos " sont des agrégations de " freguesias " (de 2 à 16 selon les cas) ; 48 autres localités sont des agrégations de 2,3 ou 4 " freguesias ".

- 3 602 sont des " freguesias " entières

Nombre : 3810 unités

Superficie moyenne : 23 km2 (médiane et écart-type non calculés)

o Cartographie

Coordonnées : centres

Précision sur le terrain : 100 mètres (continent) ; minute (îles)

o Sources statistiques utilisées

1970 : population totale

1981 : population totale

1991 : population totale

Roumanie (ROM)

o Découpage du territoire

- 41 " judetul "

- 2 948 localités (56 " municipiul ", 204 " Orasul ", 2 688 " comune ")

o Unités de base

Désignation : " municipiul ", " orasul " et " comune "

Nombre : 2 948

Superficie moyenne : 80 km2 (médiane = 65, écart-type = 59)

o Cartographie

Coordonnées : centres

Précision sur le terrain : minute

o Sources statistiques utilisées

- Données dérivées de l'état-civil :

1970_1_1 : population totale

1970_7_1 : population totale

1980_1_1 : population totale

1980_7_1 : population totale

1990_1_1 : population totale

1990_7_1 : population totale

1992 : population totale

Slovénie (SLO)

o Découpage du territoire

- " obcini " : 62 en 1991 (dont 5 subdivisions de Ljubljana et 3 subdivisions de Maribor), 147 en 1993

-- 5810 " naselje "

o Unités

Désignation : " obcini " (découpage de 1993)

Nombre : 147

Superficie moyenne : 138 km2 (médiane = 107 ; écart-type = 110)

o Cartographie

Coordonnées : centres

Précision sur le terrain : minute

o Sources statistiques utilisées

1971 : population totale (estimation)

1981_3_31 : population totale (estimation)

1991 : population totale

1995_1_1 : population totale

1997_1_1 : population totale

Slovaquie (SLQ)

o Découpage du territoire

- 8 régions (créées en 1998)

- 38 " okres " (jusqu'en 1997)

- Environ 2 850 communes de niveau supérieur

o Unités de base

Désignation : communes de niveau supérieur

Nombre : 2 818

Superficie moyenne : 17 km2 (médiane = 12 ; écart-type = 21)

o Cartographie

Coordonnées : centres

Précision sur le terrain : minute

o Sources statistiques utilisées

1970_12_1 : population totale

1980_11_1 : population totale

1991_3_3 : population totale

1995_1_1 : population totale des principales villes

1998_1_1 : population totale des principales villes

Suède (SWE)

o Découpage du territoire

- 21 " Län " (24 avant 1996)

- 288 " Kommuner "

- 2 592 " Forsämlingar " (notion proche de celle de " paroisse ", environ 200 " Forsämlingar " sont des subdivisions urbaines)

- Les agglomérations (" byer ") sont identifiées indépendamment de ce système d'encadrement territorial.

o Unités de base

Désignation : base nom formée à partir des " Forsämlingar ".

Les " Forsämlingar " ayant en commun un " by " ont été agrégés.

Nombre : 2370 (dont 2334 " forsämlingar " entiers)

Superficie moyenne : 173 km2 (médiane et écart-type : non calculés)

o Cartographie

Coordonnées : centroïdes

Précision sur le terrain : 100 mètres

o Sources statistiques utilisées

1976_1_1 : Population totale

1981_1_1 : Population totale

1990_1_1 : Population totale

1991_1_1 : Population totale

1995_1_1 : Population totale

1996_1_1 : Population totale

1997_1_1 : Population totale

Suisse (SWI)

o Découpage du territoire

- 8 régions

- 26 " cantons " (dont 4 demi-cantons)

- Selon les cantons : District, Kreis, Circolo ou Bezirk ou aucune subdivision

- 2 920 communes (non compris 141 communes de " niveau inférieur " du canton de Thurgau, qui ont été regroupées au " niveau supérieur ")

o Unités de base

Nombre : 2 896

Désignation : communes, communes de niveau supérieur (Thurgau), et agrégations ad hoc

Superficie moyenne : 14 km2 (médiane = 7 ; écart-type = 23)

o Cartographie

Coordonnées : centres

Précision sur le terrain : 100 mètres

o Sources statistiques utilisées

1970 : Population totale

1980_12_2 : Population totale

1990 : Population totale

1997_1_1 : Population totale

1998_1_1 : Population totale

Fédération Yougoslave (YUG)

Serbie & Monténégro (incluant Kosovo et Voïvodine)

o Découpage du territoire

- 4 territoires (le statut est différent selon les territoires et a changé au cours des dernières années) : Serbie proprement dite, Vojvodina, Kosovo, Crna Gora

- 12 " MRZ " : 9 en Serbie (dont Beograd), Vojvodina, Kosovo, Crna Gora

- 31 districts

- 208 " Opshtine " (dont 10 subdivisions de Beograd)

- 7 350 " naselje "

Pour cette édition il n'a pas été possible de publier les données correspondant aux " naselje ", mais seulement pour les opshtine.

o Unités de base

Désignation : opshtine

Nombre : 191

Superficie moyenne : 544 km2 (médiane = 454 ; écart-type = 354)

o Cartographie

Coordonnées : centres

Précision sur le terrain : minute

o Sources statistiques utilisées

1971 : population totale

1981_3_31 : population totale

1991 : population totale

Du fait des guerres avec la Croatie, la Bosnie puis avec le Kosovo, il n'a pas été possible d'estimer la population en 2000.